Fédération des acteurs de la solidarité Auvergne-Rhône-Alpes

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Du bidonville à la ville : vers la vie normale ?

Etude réalisée par l’association Trajectoires, squats et bidonvilles, novembre 2015.

La DIHAL est chargée du suivi de l’application de la circulaire interministérielle du 26 août 2012 relative à l’anticipation et à l’accompagnement des évacuations de campements illicites, et apporte son soutien aux acteurs de terrain qui doivent la mettre en œuvre. Tout en rappelant la nécessité de faire respecter le droit et la sécurité des personnes, cette circulaire prévoit que des mesures soient prises le plus en amont possible pour l’accès au logement, à la santé, à l’emploi et à l’école des occupants.

En France, entre 15 000 et 20 000 personnes vivent en campements illicites et bidonvilles. Elles sont pour la plupart migrants intra-européens originaires de pays membres de l’Union européenne qu’ils ont quittés pour des raisons principalement économiques. Ces formes d’habitats particulièrement indignes et souvent dangereuses, installées sans droit ni titre sur des espaces publics ou privés, soulèvent des questions liées à l’ordre public, à la sécurité des personnes et à l’accès aux droits fondamentaux. Mais elles posent aussi fondamentalement la question de l’insertion, en France ou dans leur pays d’origine, des personnes qui y vivent. C’est en apportant des réponses à cette question que nous pourrons atteindre, sur le long terme, l’objectif de résorption de ces campements et bidonvilles.

L’étude “Du bidonville à la ville : vers la “vie “normale”? Parcours d’insertion des personnes migrantes ayant vécu en bidonvilles en France”, conduite par Trajectoires est une contribution particulièrement éclairante à la construction de ces réponses. Elle ouvre des pistes de réflexion à la fois sur la diversité des parcours et sur l’importance de certains éléments déterminants comme l’emploi, la scolarisation ou l’apprentissage de la langue. Elle confirme, s’il en était besoin, que l’insertion des personnes ayant vécu en bidonvilles n’est pas un enjeu spécifique et propre à une certaine minorité, mais qu’elle est un enjeu classique de lutte contre la grande précarité, et relève de processus, certes longs et fragiles, mais qui peuvent trouver des résultats.

Au-delà, cette étude contribue à porter un regard positif et constructif, débarrassé des clichés et préjugés qui ont trop souvent cours, et pourtant sans concession, sur la réalité des parcours et des situations.

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Cette entrée a été publiée le 26 mai 2016 par dans Les publics.

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